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1968 : de Nouvelles Mélodies au Pouvoir.

Il y a eu l’année de l’amour avec son Summer Of Love en 1967. Puis, 1969 : l’année érotique. Entre les deux, 1968 ne pouvait pas uniquement être le chaînon manquant ou la simple transition… Amour(s), idée(s), révolution(s) ; avec ou sans « s » sont sûrement les trois substantifs qui apparaissent en premier dans l’imaginaire collectif lorsque nous évoquons 68 et tout ce qui va avec. Un point d’orgue, les événements du mois de mai qui n’ont pas seulement eu lieu en France et pendant lesquels « de nouvelles mélodies » se sont installées au pouvoir. À travers plus d’une quarantaine de titres, nous avons tenté de constituer ce que beaucoup nomment simplement « la bande-son » de cette année.

🎶 Get your motor runnin’! Head out on the highway! Lookin’ for adventure and whatever comes our way 🎶 (Steppenwolf – Born To Be Wild).

Dans un contexte international où se mêlent romantisme et réalisme, les jeunes âmes se sont levées contre une sorte d’irrespirable enfermement. Ce soulèvement est alors symbolisé par un rejet du pouvoir, des guerres et de l’injustice – les guerres et l’injustice qui, aujourd’hui semblent ne plus choquer, ne plus remuer. Une acceptation induite voire innée créée par le Monde et qui pourrait bien poser la question de l’héritage de 68 – Ndlr.

Aux quatre coins du monde, des figures militantes qui deviendront plus ou moins populaires de par leurs actes se sont unies contre ces choses établies, figées : étudiant(e)s, ouvriers/ères, acteurs/trices, chanteurs/euses, toutes et tous ont voulu montrer par les idées qu’ils avaient aussi leur mot à dire et leur place dans la société. Par des slogans, des films, des chansons, des articles et parfois même des jets de pavés (…dans la mare), il était convenu entre les revendicateurs de faire taire l’ancien monde.

Parmi ceux qui étaient à disposition, un des meilleurs moyens pour se faire était d’écouter en boucle les chansons qui passaient à la radio quand elles osaient les diffuser ou de simplement s’échanger les disques. Même si ils n’étaient pas simples à dénicher ; ils faisaient partie de l’envers du décor de cette révolution qui se déroulait en ces temps-là. L’inexorable explosion idéologique qui s’est produite durant les semaines et les mois qui ont fait du printemps-été 1968 un tel événement est évidemment dûe à un foisonnement de mélodies en tous genres. De la Soul aux chansons françaises dites « à texte », en passant par un Rock totalement débridé et revendicateur, la plupart des morceaux parus à l’époque sont l’un des quatre ingrédients qui composent un quatre-quarts révolutionnaire. Ils forment avec les films, les écrits et les mouvements populaires les pierres angulaires du tableau. Ces moments de musique qui sont également des moments d’histoire avec notamment les protest songs – que nous pourrions traduire par « airs rebelles » – Ndlr, sont la cerise sur le gâteau de cette année où le vent a tourné. Elles résument même si c’est toujours réducteur de synthétiser tant de messages et d’événements en quelques notes, l’esprit de 1968. « Sous les pavés, la plage ! », certes. Mais nous aurions aussi pu lire : « Sous les pavés, la musique ! ».

Bonne écoute à toutes et à tous et à bientôt sur RefrainS.

C.

Sources.

Cette sélection musicale s’est notamment construite à travers les lectures suivantes :

– L’excellent ouvrage de Stan Cuesta sous la direction de notre ami Jérôme Soligny (préface d’Yves Bigot) intitulé : « Sous les Pavés, les chansons » aux éditions Glénat.

– L’excellent numéro collector du magazine Rolling Stone intitulé « Mai 68, la Bande-Son d’une Révolution – L’Année où le Rock a Explosé ».

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