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Highly Suspect Live au Trabendo – 10 Février 2018.

Un Concert… Peu Commun.

Champagne pour tout le monde !

Une partie de notre équipe était au Trabendo pour un concert à la fois extravagant et définitivement Rock’n’Roll.

Il y a deux ans, nos amis de chez Rock & Folk écrivaient un bel article sur un petit groupe du Massachusetts appelé Highly Suspect. Le nom est ravageur. En bons et fidèles lecteurs que nous sommes, nous nous étions empressé d’écouter les albums du groupe. Et là, c’est le drame ! La claque ! En seulement deux ans, le groupe a réussi à sortir deux albums, extrêmement dociles pour un petit groupe comme celui-ci. Un mélange Rock et Alternatif qui nous retourne les tympans pour laisser place à la beauté de morceaux fougueux et accrocheurs. Nous étions transportés et ce n’était que le début de l’aventure.

À l’annonce de la tournée du groupe, une partie de notre équipe n’a pas hésité une seule seconde à prendre sa place pour un concert dont elle ne sortira pas indemne.

“Jamais cette petite salle n’avait paru aussi impressionnante”.

Après une première partie « sympa mais sans plus », un mec fait son entrée sur scène pendant que les techniciens commencent à monter le matériel. Cet homme a un look particulier : un mélange Rap Us et de style gothique genre New Wave (oui, les deux semblent coller). Il s’approche du public, lâche un gros check à tout le monde et va s’installer sur le côté de la scène où il retrouve son micro et sa platine. On comprend peu de temps après que c’est le DJ officiel du groupe qui chauffe la salle avant le concert à coup de gros Rap US (Kendrick Lamar, Jay-Z…) et de beats Electro qui réveillent en nous un BPM qui n’est pas prêt de faiblir.

Cet apéritif musical n’est quand même pas commun : un DJ qui passe des morceaux de Rap et d’Electro avant un concert rock… ? C’est du jamais vu.

21h : le DJ se lève, attrape son micro pour le coller violemment sur sa bouche comme s’il allait annoncer la fin des temps et se met à hurler : “Make some fuckin’ noise for my brothers, HIGHLY SUSPECT!“. La salle est prête à exploser en mille morceaux. Le trio fait son apparition avec le chanteur Johnny Stevens au look rétro : tatouages, gros pull et casquette Rap. Il arbore sa Fender, salue le public et au son du “One, two, free, four!“, il balance le premier morceau.

Notre équipe sur place ne s’attendait pas à ça, pensant découvrir un concert Rock “basique“. Il s’est finalement retrouvé face à un show démentiel où l’harmonie du Rock trouvait son alchimie parfaite avec un groupe dantesque. Deux heures de spectacle, de Rock pur et dur, de grosses guitares, de basse passée à la pédale Fuzz et de cymbales qui résonnent encore dans nos oreilles. La setlist du concert reste néanmoins basique avec quelques morceaux des deux albums ; les titres phares du groupe et le tout avec une pause Rap entre chaque morceau offert par notre hôte ; le DJ Kanye Smith (Robert Smith/Kanye West). Si nous pouvons dire que la setlist était basique, nous pouvons néanmoins affirmer que la prestation de chaque morceau était complètement dingue. Johnny Stevens est un véritable show man et musicien hors pair. Il use sa voix jusqu’à son dernier souffle et développe une forme de solo de guitare qui mélange une reverb à la sauce très inspirée par David Gilmour et un son grunge à la Queens Of The Stone Age : un mix assez parfait.

Au bout d’une heure, le trio se transforme. Le chanteur et le bassiste quittent la scène en plein morceau pour laisser place à Ryan Meyer, le batteur qui a effectué un solo de près de 10 minutes… À couper le souffle. Tout était là : la précision, la technique, la vitesse. À la fin de cette interlude, le technicien qui faisait les balances sonores avant le concert débarque sur scène une bouteille de Tequila à la main. Il vient se placer derrière le batteur, attrape une paire de baguettes et commencer lui aussi un solo : c’est à ce moment qu’on comprend le petit jeu du groupe : tout le monde y passe. Les deux musiciens commencent donc un duel/duo drums  sur une seule batterie.  La salle tremble. Le groupe entier revient finalement sur scène pour un final à couper le souffle : trois morceaux. Les plus connus où les deux techniciens montent sur scène pour jouer avec le groupe (leurs potes au finale). Nous assistons à un bœuf improvisé où le Rock devient maître du temps et de nos corps. La foule n’est plus humaine, les gens dansent, sautent, hurlent comme si ce concert était le dernier, l’émotion est à son apogée.

La générosité et la gentillesse du chanteur qui, en plein morceau a posé sa guitare et arrêté de chanter pour aider deux jeunes filles au premier rang qui se faisaient bousculer à en faire tomber la barrière… Il a demandé à ses musiciens d’arrêter le morceau et a fait monter sur scène les deux jeunes filles pour ensuite filer une bonne leçon d’éducation aux jeunes ivres morts qui poussaient les filles du premier rang comme des “bêtes dans un zoo”. Comme quoi le rock c’est aussi une forme d’éducation.

À la fin du concert, nous avons quitté la salle, des étoiles pleins les yeux et le sentiment que ce concert se placera dans le top 10 des concerts de l’année 2018 alors que nous ne sommes encore qu’au mois de février…

À bientôt sur RefrainS.

A.

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